Author: yann

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Il est aujourd’hui admis que la communication fait partie des compétences attendues du management. Le manager doit ainsi « savoir communiquer » avec l’ensemble de son environnement, ses collaborateurs, sa hiérarchie, ses pairs et plus généralement tous ses interlocuteurs. Il se retrouve même régulièrement à devoir prendre la parole en public. Exercice difficile pour beaucoup, générateur de stress et de culpabilité pour ceux, nombreux, qui estiment ne pas posséder de talent naturel en la matière. D’où une demande légitime de formation et une réponse plus complexe qu’il n’y parait.

Car de quoi parle-t ’on quand on évoque la communication ?

Spontanément, on pense bien sûr à ces personnes qui s’expriment aisément, qui parviennent sans difficulté à traduire leurs pensées en mots et en phrases, ces personnes que l’on qualifie habituellement de « brillantes ». Il s’agit d’ailleurs là, précisément, de la présentation du talent « communication », tel qu’il est défini par le test « strengthsfinder » de Gallup (www.strengthsfinder.com), ce test qui positionne chacun par rapport à un « inventaire » de 34 talents possibles. Ceux qui possèdent ce talent sont naturellement de bons communicants.  Pour les autres, la communication sera moins naturelle et leur demandera des efforts pour acquérir les compétences leur permettant de s’exprimer aussi efficacement.

Soit. La qualité de la communication se mesure-t‘ elle toujours pour autant à l’aune de son efficacité ? La célèbre émission de télévision « Apostrophes » animée il y a quelques années par Bernard Pivot était réputée pour sa capacité à accélérer les ventes des auteurs qui avaient « crevé l’écran ». Tous, sauf un. Cette émission a ainsi rendu célèbre auprès du grand public, Patrick Modiano, bien avant qu’il ne devienne, en 2010, Prix Nobel de littérature. Ces prestations télévisuelles constituaient pourtant le parfait contre-exemple d’une « bonne » communication. Qu’on en juge à sa réponse faite à Bernard Pivot, lequel lui demandait s’il était un lecteur de Romain Gary « Oui, bien sûr, quand on le lit on est un peu comme, on ne sait pas très bien, et puis après, disons que, surtout quand ça nous rappelle, non, parce que les livres, enfin, c’est une sorte de, et alors c’est un peu comme si, enfin, tout cela est, comment dire, bizarre ». Hésitant, bafouillant, de fait difficile à suivre, Patrick Modiano a pourtant ému lors de ces passages télévisuels des milliers de téléspectateurs qui se sont précipités le lendemain pour acheter ses livres.

La communication ne se limite pas à la transmission d’une information ; on transmet tout aussi bien, et parfois sans le vouloir, une émotion, un enthousiasme, des idées, …

Si l’on reprend le langage des talents, tel qu’il est proposé par le strengthsfinder de Gallup déjà évoqué, on imagine aisément que certains talents facilitent ainsi des situations particulières de communication, qui dépassent la classique prise de parole en public et qui n’en sont pas moins des situations de « communication ». Par exemple, les personnes ayant le talent « empathie » savent se mettre dans la peau des autres pour comprendre ce qu’ils ressentent. Cette capacité d’écoute est de fait un atout pour communiquer avec eux. Ceux qui ont le talent « charisme » préfèrent par-dessus tout rencontrer de nouvelles personnes, créer des liens avec elles. N’est-ce pas un avantage considérable pour entrer en communication avec d’autres ? Quant aux personnes à dominante « positivité », elles sont douées d’un enthousiasme contagieux. Optimistes, elles savent le communiquer aux autres et les intéresser à ce qu’elles font. Enfin, les personnes possédant le talent « idéation » sont fascinées par les idées et parviennent à trouver des liens entre des phénomènes qui à priori n’en ont pas. Ce faisant, elles peuvent intéresser les autres à ce qu’elles pensent, non par la fluidité de leur langue, la logique de leur démonstration, mais par l’originalité de leur pensée.

La communication n’est pas une. Il est légitime de vouloir progresser en la matière et il est possible de le faire ; en apprenant à maîtriser les différentes situations de communication par l’acquisition des techniques de la prise de parole en public, ou bien encore de l’attitude d’écoute, …, mais il est naïf de penser pouvoir maîtriser tous les aspects de la communication. On peut toujours se lamenter sur ce que l’on ne sait pas bien faire. L’expérience prouve qu’il est beaucoup plus efficace, et plaisant, de cultiver les talents que l’on a en la matière et d’en faire de véritables points forts.

En y réfléchissant autrement, comment pouvez-vous mettre vos talents au service d’une meilleure communication ? Car, si tout peut s’apprendre, seul ce qui s’appuie sur nos talents peut nous permettre d’exceller.

Jacques Bourdonnais, Gérant ACCOMPLIR, février 2020.

Que vous soyez dirigeant, DRH, manager ou simple collaborateur, regarder ce qui fonctionne et le célébrer par un mot, une phrase ou un temps fort fait-il partie de vos réflexes ?

Avec le mois de décembre, nous entrons dans une période de célébrations : Noël et arbres de Noël en entreprise, Nouvel an et cérémonies de vœux, cartes et mails de vœux – en perte de vitesse à vrai dire, puis galette des rois …

Certains n’aiment pas ce « rendez-vous obligé » où la fête, la joie, les réjouissances seraient une obligation. Et vous ?

Et au travail, aimez-vous célébrer les réussites, les échecs et ce qu’ils vous apprennent, l’arrivée d’un nouveau collaborateur, un départ, le lancement d’un projet, son aboutissement, ses étapes, la résolution d’un problème, l’anniversaire de l’entreprise, d’un collaborateur, … ?

Que vous soyez dirigeant, DRH, manager ou simple collaborateur, regarder ce qui fonctionne et le marquer par un mot, une phrase ou un temps fort fait-il partie de vos réflexes ?

Non ? Rien d’étonnant lorsque l’on a été éduqué à regarder d’abord, voire principalement, ce qui doit être corrigé, amélioré, car c’est la caractéristique de notre éducation judéo-chrétienne. Rien d’étonnant non plus vu l’accélération de nos rythmes, qui amène à envisager davantage l’étape suivante qu’à nous arrêter sur les satisfactions du moment présent. Tendance qui fait le succès actuel des techniques de présence à soi – méditation de pleine conscience, sophrologie, …

 

Pourtant célébrer les succès professionnels est facteur de motivation et de progrès continu.

Célébrer pour apporter de la reconnaissance, de la considération (comme le développait notre collègue Nathalie Sibre dans une conférence à Rennes en novembre).

Mettre en avant les points forts, les talents et réussites de ses collaborateurs constitue un signe fort de reconnaissance dont l’impact sur la motivation au travail n’est pas négligeable… De même que de reconnaître l’atteinte de résultats, mais aussi la manière de les atteindre, l’effort et l’énergie investis dans le travail.

Avez-vous pu constater combien dire à ses collaborateurs « bravo pour ce que tu viens de proposer, réaliser, dire », et « merci pour ta contribution, ton investissement, ta disponibilité, … » nourrit une relation de qualité ? Ce qui n’empêche pas de constater ce qui ne va pas, le cas échéant, et donne une autre valeur à cette action de recadrage car le collaborateur sait que vous êtes dans un état d’esprit constructif.

Et si vous commenciez avec vous-même…

« Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Alors, même si ce n’est pas dans vos habitudes, je vous invite à vous féliciter au quotidien pour chacun de vos succès, petits ou grands : « Tiens, là, j’ai été bon ! », « j’ai géré de ouf ! » dirait mon ado.

Vous verrez, vos félicitations aux autres n’en seront que plus crédibles !

Et quand on sait qu’apporter de la reconnaissance fait souvent autant de bien à celui qui l’apporte qu’à celui qui reçoit, on perçoit bien la dynamique vertueuse que génère cette attitude positive.

Valoriser les réussites peut donc aussi s’effectuer au quotidien.

 

Et pourquoi ne pas célébrer aussi les « gamelles d’or » ?

On pense assez naturellement à fêter les succès dans l’entreprise (un gros contrat, l’ouverture d’une nouvelle agence, une acquisition, la progression du chiffre d’affaire ou du résultat, …).

Mais le progrès des organisations doit aussi beaucoup à ces échecs, parfois cuisants. Pour peu qu’ils fassent l’objet d’un retour d’expérience partagé par le collectif de travail, ils peuvent être source d’apprentissages solides.

 

Alors, venez nombreux fêter l’entrée dans l’année 2020 et partager vos astuces pour célébrer, le 6 janvier 2020, à 18 heures, chez Accomplir !

 

Anne de BORGGRAEF Consultante & Coach, Accomplir

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Dans un environnement incertain, il est facile de perdre ses repères … c’est d’autant plus délicat lorsque l’on conduit une ou des équipes ! Dans ces cas de turbulences, on peut s’appuyer, opérationnellement, sur les techniques de conduite du changement, de communication voire de gestion de crise. Mais n’est-il pas déjà trop tard ? Le risque est alors de se perdre et de « perdre » ses équipes … Peut-être que finalement, la meilleure solution pour remettre du sens, pour soi et pour les autres, est de revenir aux essentiels, à savoir ses valeurs.

Qu’est-ce qu’une valeur ?

« La valeur c’est ce par quoi quelqu’un est digne d’estime sur le plan moral, intellectuel, professionnel (…) C’est ce qui est posé comme vrai, beau, bien, d’un point de vue personnel ou selon les critères d’une société et qui est donné comme un idéal à atteindre, comme quelque chose à défendre » Source : Larousse.

Souvent il est difficile de définir ses valeurs. Alors quelques exemples peuvent aider : le respect, la justice, l’égalité, la solidarité, l’honnêteté, la créativité, la loyauté, la responsabilité, l’ouverture d’esprit, l’harmonie, la protection de l’environnement, la liberté, l’indépendance, le leadership, la réussite, la sécurité, l’humilité …

A chacun donc, ses propres valeurs.

Comment (re)connaitre des valeurs ?

La première chose à faire est de prendre le temps, de se poser pour les identifier. Connaitre ses valeurs, c’est mieux se connaitre soi-même, cela demande donc un travail personnel. Investiguer ses modes de pensées, ses attachements profonds, ce sur quoi l’on s’appuie pour mener sa vie … autant de pistes pour révéler ses valeurs, qui sont souvent liées aux moteurs personnels, aux talents qui nous animent.

L’idée est ensuite de s’assurer que ces normes de conduite personnelles et/ou sociales sont associables à celles de l’entreprise avec laquelle on collabore. Ce qui suggère que l’entreprise a elle-même fait ce travail d’identification de ses propres valeurs. Le manageur a donc ici la responsabilité de les connaitre pour les relayer ou d’impulser leur détermination si l’entreprise ne le fait pas. Ainsi elles seront définies.

La valeur comme clé de management ?

Les entreprises sont parfois, trop souvent (?), soumises à des évolutions qui peuvent questionner sur le sens donné aux actions des uns et des autres. En outre, comme toute organisation vivante, elle est impactée par les mouvements de la société qu’ils soient économique, social, écologique, technologique, démographique … Et en ce moment, les enjeux ne manquent pas ! Ces éléments conjugués peuvent interroger, renchérir doute et incertitude, plaçant alors les manageurs dans une position délicate pour conduire des collaborateurs sans objectifs et repères clairs.

Alors pensons valeur, pour mieux se repérer, ajoutons de la valeur à la valeur ajoutée !

Faire ce travail sur ses valeurs, sur les valeurs d’un groupe de personnes qui collaborent ensemble, d’une organisation est essentiel pour parler le même langage et donner du sens à ce que l’on fait individuellement, à ce que l’on fait ensemble, à ce que l’ensemble fait ; la somme des valeurs individuelles ne produit-elle pas logiquement une meilleure valeur collective ?

Plus précisément, respecter et partager des valeurs permet la cohérence de l’organisation et la reconnaissance de soi et des autres, terrain favorable à l’épanouissement, la cohésion et la motivation.

Cela permet aussi de se respecter soi-même en n’acceptant pas l’inacceptable et de respecter les autres, évitant ainsi de se mettre et/ou de mettre ses collaborateurs dans des situations professionnelles périlleuses, voire même dangereuses pour l’équilibre de tout un chacun.

Quand des valeurs sont « contrariées », cela se passe comment ?

Mal, évidemment ! Il y a plusieurs raisons à cela :

Ne pas pouvoir exprimer ses valeurs est un problème : cela pose la question du respect de soi et de l’agissement sous contrainte, au risque de ne plus se reconnaître.

En outre, aller contre ses valeurs n’a jamais été bon et ne le sera jamais : cela génère de la frustration, du stress qui peuvent entraîner trois modes de réaction : la lutte, l’inhibition ou la fuite, des situations qui induisent des relations malheureusement peu assertives et des collaborateurs et des entreprises fragilisés.

Alors, hautes les valeurs !

Il est indéniable que revenir aux valeurs est un moyen essentiel pour garder le cap et le bon ! Partager un socle de valeurs communes pour avancer ensemble n’est pas utopique, c’est même du bon sens puisque cela en donne aux actions menées.

Se battre pour des valeurs est légitime et nécessaire. Néanmoins, si le combat est déloyal ou perdu d’avance, la solution peut être de ne pas renoncer et d’avoir le courage de partir pour travailler dans une entreprise en adéquation avec les siennes.
Pas facile, il est vrai, mais réalisable voire souhaitable dans certains cas. Avoir, comme le chante Dominique A, « le courage des oiseaux » :

« Tourne ton dos contre mon dos
que vois-tu
je ne te vois plus
si c’est ainsi qu’on continue
je ne donne pas cher de nos peaux
Si seulement nous avions
le courage des oiseaux
qui chantent dans le vent glacé »

Alors manageuses, manageurs, à vos valeurs, dans le travail comme dans la vie, pas toujours simple mais essentiel !

Fabienne Guénégo, Consultante RH et Management, Accomplir